lundi 9 juillet 2007

Oui à l'ouverture, Non à M. Fabius !

Oui à l’ouverture, c’est ce que pense et approuve une majorité des Français. Le maire socialiste de Lyon vient même de déclarer : « Cela ne me choque pas qu’un gouvernement de droite nomme ou présente une personnalité de gauche à un poste important s’il pense que c’est le meilleur »
Oui aux membres du gouvernement comme messieurs Kouchner, Jouyet, Bockel, Besson, Hirsch qui travaillent pour la France au côté du Premier Ministre
Oui à l’expérience de messieurs Lang, Carcassonne, Schrameck pour participer à la future commission sur la réforme des Institutions.
Oui à la vision de M. Védrine pour sa mission sur la mondialisation.
Oui à la contribution de messieurs Attali ou Benhamou.
Républicain, je ne renie pas ces ouvertures.Elles répondent à l’attente des 18% de Bayrou, si elles peuvent en plus déstabiliser un PS archaïque, suicidaire, alors …

En revanche, je comprends l’amertume grandissante dans nos rangs, chez nos amis alsaciens, parmi nos fidèles militants. Attention, n’en faisons pas trop avec ces courants d’air, au risque d’enrhumer notre famille UMP durant cet été pluvieux, au risque de tomber dans une situation bizarre où la droite victorieuse deviendrait une « opposition majoritaire ».
Alors se pose aujourd’hui la question de la plus controversée des ouvertures !
Quel français proposer à nos 26 partenaires européens à la présidence du FMI ?
M. Strauss-Khan ou M. Fabius ?
Traditionnellement présidée par un Européen depuis sa création, ce serait une chance pour cette institution et un honneur pour la France que DSK, germanophone, Européen convaincu et brillant économiste (pour un socialiste) devienne son nouveau Président.
DSK, de l’autre côté de l’Atlantique, qui va réformer la gauche minée par ses contradictions ?
Je ne sais pas. Mais pendant qu’ils se disputeront, se déchireront, nous agirons, nous réformerons !

Après avoir séduit l’Europe, après avoir convaincu ses dirigeants avec le nouveau traité, Nicolas Sarkozy à l’heure où je rédige ce billet doit charmer les membres de l’Eurogroupe et son président, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker.
Je ne peux pas croire qu’il puisse proposer l’usurpateur de l’Europe : M. Fabius !
Depuis le lancement de mon blog le 18 juin dernier, nombreux d’entre vous me trouve encore trop consensuel, trop policé. Et bien, je vais ouvrir le bal des critiques avec monsieur F.
Je ne suis pas de son parti, mais j’ai longtemps été sensible et respectueux du personnage pour sa stature d’homme d’Etat, son brio, sa carrière, son positionnement social-libéral, son engagement européen.
Mais depuis son « Non » cynique, tactique et fatal au référendum de la Constitution Européenne en 2005, il incarne tout ce que je déteste en politique : la trahison, la démagogie, l’opportunisme, le mensonge et l’égoïsme.
Après avoir miné la France, plombé l’Europe, j’espère que l’on ne le laissera pas ruiner le Monde en le soutenant à cette présidence qu’il brigue depuis 2000.
Non à M. Fabius !