lundi 24 décembre 2007

Noël, fête chrétienne de la nativité

Il y a quelques jours notre Président rendait visite au pape Benoît XVI. Il y a quelques années, je passais les fêtes de fin d'année à Rome pour rencontrer Jean-Paul II. Je profite de ce billet de Noël pour échanger avec vous quatre remarques et une proposition.
Si cette fête est de plus en plus détournée de son sens premier, n'oublions pas que c'est avant tout la célébration de la naissance du Christ.
Pourquoi avoir retenu cette date du 25 décembre ? Après le solstice d'hiver, le jour reprend du terrain sur la nuit, la vie reprend le pas sur les ténèbres. Noël est la fête de la lumière, la fête de l'enfance, du renouveau, de l'espérance.
Cette date initialement chrétienne devient la fête universelle de la famille. Nous constatons que du Japon à nos concitoyens musulmans, le monde entier vibre pour la magie de Noël.
Cette fête du partage et aussi celle de l'échange des cultures. Les méditerranéens ont exporté leurs crèches, les germains leurs sapins, les américains leurs Pères Noëls en rouge et blanc. Comment fêterons-nous Noël demain ? Irons-nous toujours à la messe de minuit ? Les treize desserts provençaux seront-ils toujours sur nos tables ? Les cadeaux et les marchands du temple ne finiront-ils pas par tuer l'esprit de Noël ?

Je n'ai pas de réponses à toutes ces questions, en revanche, issu de la Provence des papes, j'ai une proposition, un rêve à faire en cette veillée de Noël.
Réunir tous les chrétiens, tous les enfants d'Abraham sur le parvis du palais des papes d'Avignon.

Pourquoi je crois de plus en plus à cette possibilité ?
La République Française dirigée par le chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran, revendique enfin ses racines chrétiennes.
Avignon capitale de la chrétienté au XIVe siècle est restée vassale du pape jusqu'en 1791. Depuis l'exil du dernier pape avignonnais Benoît XIII en Aragon, les héritiers de cette lignée d'antipapes dépouillés sont appelés les "Benoît" de la sainte église.
Or, depuis sa nomination comme pape, le cardinal Joseph Ratzinger multiplie les signes d'ouverture envers les autres chrétiens. Est-ce une main tendue vers cette église secrète que de choisir le nom de Benoît le seizième ?
Pourquoi a-t-il supprimé de son blason la tiare papale au bénéfice de la mitre d'évêque ?
Je pense que ce geste symbolique n'est pas neutre. C'est un signe fort vers des orthodoxes qui considèrent l'assemblée synodale comme suprême.
Vous pouvez lire un article sur ce souhait de réunification en cliquant ici.
Pour toutes ces raisons, je suis convaincu que nous aurons un jour la visite du pape Benoît XVI sur nos terres vauclusiennes...
Et si Avignon et le Comtat Venaissin, après les différents schismes millénaires de la chrétienté, redevenaient des lieux de concorde religieuse !
En attendant, je vous souhaite un joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d'année.
Je reviendrai vers vous en début d'année prochaine.