Depuis le 15 septembre dernier et la chute de Lehman Brothers, la finance mondiale brûle et embrase l'économie globalisée. Dans le sillage des bourses asiatiques, nous commençons une nouvelle semaine folle.Issu d'une famille de pompiers bénévoles du Vaucluse, je suis malheureusement habitué aux incendies estivaux. Je vous propose donc une métaphore brûlante. Les forces en présences sont : la forêt (notre économie financiarisée), l'incendie (la crise actuelle), les pompiers (politiques, Etats et banques centrales), le vent (la confiance des individus et des sociétés) et la pluie (nouvelles règles internationales à mettre en place).
L'incendie s'est déclaré il y a maintenant plus de 6 semaines à Wall Street. La forêt était mal entretenue et subissait une longue période d'assèchement. L'arrosage de nos pompiers permettent ces derniers jours de sauver quelques arbres ou de contenir l'incendie. Seul le vent reste toutefois maître de la partie. Le feu couve toujours en sous-bois et attend à tout instant une brise pour s'embraser de plus belle. Il faut espérer qu'un nouveau Bretton Woods jouera rapidement le rôle d'un bel orage pouvant éteindre les dernières braises et éviter à la forêt de s'enflammer totalement, transformant toutes ses richesses en cendres.