mercredi 26 janvier 2011

Inspirons-nous des souches de la Romanée-Conti

Lundi en fin de soirée, France 3 a proposé un beau document : "Quatre saisons à la Romanée-Conti". Le journaliste Thomas Bravo-Maza a pour la première fois levé un voile sur les secrets de la Romanée-Conti, cru de Bourgogne réputé pour être l'un des plus grands vins, sinon le meilleur, en tout cas le plus rare et le plus convoité.
Aubert de Villaine, cogérant du domaine depuis 1974, nous livrent toute sa sagesse vigneronne. La discrétion et la modestie des artisans de cette maison tranchent avec les prix que peuvent atteindre les chers flacons (entre 5.000 et 18.000 € pièce). Bernard Pivot clame son enthousiasme : "...lorsqu'on trempe ses lèvres dans un verre de Romanée-Conti, on ne boit pas seulement un grand vin, on boit de la géographie, de l'histoire. Et surtout, on boit de la mythologie..."
Négociant suisse, écrivain anglais, caviste, collectionneur nous livrent leurs analyses et leur fascination pour ce vin divin. Un japonais a parfaitement décrit l'émotion intense, la vibration délicate, que l'on peut toucher dans une dégustation : "...en fait les fleurs ne sont pas dans le vin lui-même, c'est quand on le boit, qu'on retrouve le charme des fleurs et si je devais exprimer mes sensations, je dirais que l'arôme des fruits, le tanin et la terre s'associent et çà finit par faire naître en nous une fleur intérieure..."
Ce joyau français est fragile. Il peut en revanche nous montrer le chemin à suivre. Il a surmonté les ruptures de l'histoire, conservé ses valeurs et vaincu les différents parasites. Il s'est adapté aux techniques modernes sans renier les méthodes ancestrales, sans succomber aux modes passagères. Il s'est libéré progressivement des pesticides avec des techniques biodynamiques et s'est construit une image unique à travers le monde.
La Romanée-Conti puise sa force tranquille d'un équilibre harmonieux entre la terre, le climat, les paysages et des hommes qui repoussent toujours plus loin les limites de la qualité.
De même, les Français pourront se construire un bel avenir en s'inspirant de leurs vieilles traditions, en cherchant de nouveau les voies de l'excellence, en se souciant de la beauté et de la vérité, en renouant avec ses racines et l'universel...
Inspirons-nous de nos modestes souches de vignes, derniers vestiges vivants de notre culture gallo-romaine et préparons-nous à de nouveaux millésimes fleuris porteurs d'espoirs.
Pour voir la vidéo de ce document, vous pouvez cliquer ici.

mardi 25 janvier 2011

Ecoutons la voix des Kabyles de France

Présent le 18 décembre dernier aux assises contre l'islamisation, j'avais trouvé les propos de M. Arezki, président de l'association des Kabyles de France, très limpides et forts intéressants.
Je suis sur la même ligne que ce concitoyen. Comme lui, je défends les valeurs républicaines, l'identité nationale et l'histoire de France !
Les Kabyles de France ne font pas de bruits et ne posent pas de problème. Ils souhaitent tout simplement se fondre dans le creuset français.
Victimes des islamistes, ils ont fui l'Algérie. Ils subissent de nouveau cette pression intégriste dans nos banlieues où la puissance publique et les élus les ont abandonnés.
Ils ne demandent pas la construction de mosquées, seulement des écoles qui défendent la laïcité fermement et sans complexe.
Ecoutons les Kabyles de France, leurs voix seront utiles demain pour défendre celle du peuple français.

samedi 22 janvier 2011

Ceux qui renient leurs racines sont sans avenir

Je vous invite à lire l'édito ("laïcité du déni" publié dans "Valeurs Actuelles du 13 janvier 2011)plein de sagesse de Robert Poinard, vicaire général du diocèse aux armées. Je partage son analyse visionnaire sur l'avenir de notre pays et de notre continent. Il n'est jamais trop tard pour réagir :
"Lentement mais sûrement le judéo-christianisme se fait balayer vers la porte de sortie. Oh bien sûr il ne s’agit pas d’une franche persécution bien tranchante et bien sanglante comme nos pères en connurent sous d’autres cieux en d’autres temps mais enfin, qu’on le veuille ou non, on nous prie de disparaître vers les arrière-cuisines en nous demandant de n’en plus bouger.
Années après années le bannissement se fait de plus en plus pressant. Les crèches disparaissent de l’espace public sous le prétexte qu’elles blessent le regard du non chrétien : les santons sont jugés indésirables sur les places des villes et même des villages. Je lis dans « La Croix » du mercredi 18 décembre que le tribunal administratif d’Amiens a annulé une décision du conseil municipal de Montiers (Oise) qui avait décidé l’installation de la traditionnelle crèche de Noël sur la place du village. Motif ? La loi dispose qu’après 1905 on ne peut plus apposer de symbole religieux dans l’espace public hormis sur les édifices du culte.
L’avocat a eu beau argumenter qu’on était ici bien plus dans la sphère culturelle que dans le religieux, rien n’y a fait. Le juge administratif semble ignorer que même dans les familles non catholiques - voire même non croyantes - on trouve souvent des crèches au pied du sapin parce que cela fait partie des symboles de Noël et que cette fête est devenue elle-même au fil des siècles une fête de la famille, quelles que soient les convictions religieuses des uns et des autres. Le plus beau c’est que le recours en justice avait été introduit par une personne qui n’habite même plus le village et qui déclare, quand on l’interroge « qu’il y a des sujets bien plus importants ».
Eh bien je ne suis pas de cet avis. Ceci me semble non seulement important mais symptomatique et je n’en veux pour preuve qu’une autre affaire. Depuis des mois le journal gratuit « 20 minutes » avait prévu un supplément pour la fête de l’Immaculée Conception qui est dans le diocèse de Lyon l’occasion de rendre un hommage à la Vierge Marie en posant des lumignons sur le rebord des fenêtres le soir du 8 décembre. Ma famille s’est prêtée à ce rite durant toute mon enfance.
Mais le journal a finalement décidé de ne pas publier son supplément parce que la prière de la Salutation Evangélique risquait de choquer ses lecteurs. Comme nous le répète souvent Mgr Ravel, notre évêque, nous sommes entrés depuis quelques années dans un régime de laïcité qui ignore ou gomme tout ce qui est religieux. Et comme le dit Jean-Pierre Denis, le rédacteur en chef de « La Vie » : « Le christianisme n’est pas violemment éjecté de la sphère publique mais tranquillement banni de tous les espaces de la mémoire collective, de tout notre inconscient culturel. Nous vivons une entreprise de reniement paisible, insidieux, et politiquement correct en diable. »
Les idéologues pervers qui promeuvent une telle laïcité de renoncement, de déni et de nettoyage par le vide montrent par là leur ignorance crasse de la nature humaine et font le lit de futures guerres civiles. Tout d’abord la population française issue de l’immigration, comme tous les étrangers vivant dans notre pays, assimilent ce rejet du religieux à un refus de Dieu et renforcent encore le mépris profond dans lequel ils tiennent l’occident, terre d’athéisme. Et cela justifie encore davantage toutes les formes de « guerres saintes » qui se livrent sur notre sol contre une Europe devenue terre païenne d’où Dieu est banni. Voilà comment nous fournissons avec la plus grande complaisance les bâtons qui nous rosseront et les bombes qui nous frapperont ! L’Europe, dans un masochisme irrationnel et suicidaire, refuse de reconnaître ses racines judéo-chrétiennes. Sa fin est donc inéluctable car, c’est une certitude, ceux qui renient leurs racines sont sans avenir.
"

mardi 18 janvier 2011

Démographie versus Immigration

Avec les résultats de la démographie française annoncés aujourd'hui, j'ai lu et entendu de nombreuses réjouissances dans les médias.
En comparaison à nos voisins européens en voie de disparition comme l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne ou la Russie, la situation de la France est moins grave.
Une réflexion plus approfondie sur la principale information de la journée s'impose toutefois.
Pour rappel, le renouvellement des générations, ce n'est pas 2,01 mais 2,1 enfants par femme !
Je ne parlerai donc pas de
dynamisme démographique, mais de minimum vital à peine tenu. Il faut en effet nuancer cette bonne nouvelle. La croissance de la population française est liée en grande partie à son vieillissement.
De plus, au risque de provoquer les censeurs d'Eric Zemmour, il faut regarder les chiffres des naissances avec précision.
Le nombre d'enfant est en réalité pour les Françaises de 1,8 et pour les femmes issues de l'immigration de 4,8 !
Si on ajoute l'immigration constituée pour l'essentiel par le regroupement familial (le chiffre varie de 75.000 à 200.000 par an suivant les sources), on peut comprendre que les "Français de souche", puisqu'on nous appelle comme çà désormais, seront minoritaires en 2060 !
A ce constat, s'ajoute la menace de libanisation de la France avec la montée en puissance des musulmans dans la communauté nationale avec tous les changements de société et les différentes revendications que nous commençons à constater aujourd'hui. Pour rappel :
- En 1968 la population française était de 49.700.000 habitants, dont 610.000 musulmans, soit 1,23% de la population
- En 1988 la population française était de 56 millions d'habitants, dont 2 millions musulmans, soit 3,6% de la population
- En 2011 la population française est arrivée à 65 millions d'habitants, dont 6,3 millions musulmans, soit 9,7% de la population
- En suivant la même croissance, puisque tous les 20 ans la population musulmane est multipliée par 3, il est probable qu'en 2030 la population française dépassera les 70 millions d'habitants avec plus de 18 millions de musulmans, soit plus du quart de la population vivant en France.

Ce sujet de la démographie est à mes yeux central pour l'avenir de notre vieille patrie.
Si nous voulons conserver un bon équilibre entre les générations, entre les différents citoyens du creuset national, nous devrons endiguer les prochaines vagues d'immigration sur notre continent et favoriser la natalité par la fiscalité.
Si nous voulons retrouver une dynamique similaire aux trente glorieuses et maintenir un bon niveau de retraite, nous devrons faire comme nos grands-parents, des enfants !
Si nous voulons encore peser demain dans une humanité de 9 milliards d'humains, la France et l'Union européenne ne peuvent pas se préparer un avenir similaire à la Rome décadente du Ve siècle.
Face au suicide démographique de l'Europe, nous pouvons encore agir et permettre à la France de redevenir la première puissance démographique du continent.
Aux Français et aux Françaises du XXIe siècle de se répartir équitablement les tâches afin de concilier harmonieusement travail et maternité.
Le gouvernement l'a bien compris en utilisant l'image d'une femme enceinte pour promouvoir son Grand Emprunt !
Avec la réforme de la fiscalité, il pourrait aider les foyers qui en auraient les moyens à devenir des familles nombreuses de trois enfants et plus.
Vous verrez, ce sujet pourrait bien faire l'actualité lors de la prochaine campagne présidentielle avec un bébé à l'Elysée !
De mon côté aussi, il va falloir montrer l'exemple et agir ces prochains mois...

jeudi 13 janvier 2011

Zemmour défend notre liberté de parole

En fin de journée, je me suis rendu à la XVIIe chambre correctionnelle du Palais de Justice. Eric Zemmour y est jugé cette semaine pour oser dire des vérités qui dérangent la dictature des bien-pensants et nouveaux obscurantistes.
Etre gaulliste en 2011, c'est défendre un Patriote du pays de Voltaire qui se bat pour défendre la liberté et tente de réveiller notre vieux peuple.
Ce procès fera date !

dimanche 9 janvier 2011

L'Outre-mer français à l'honneur en 2011

A l'occasion de la première réunion de Génération France fin 2006, lors d'un échange avec Rama Yade en 2007, avec un billet sur ce blog le 19 avril 2008, j'ai souvent renouvelé le souhait de mettre à l'honneur deux grands hommes de notre République, Aimé Césaire et Léopold Senghor :
"...Je ne vais pas suggérer comme Mme Royal qu'Aimé Césaire soit inhumé au Panthéon, sa famille ne le souhaite pas. En revanche, je propose, que ces deux amis du Lycée Louis le Grand, pères de la Négritude, y soient réunis symboliquement sur une plaque..."
Je soutiens pleinement la nouvelle tradition présidentielle de faire des voeux à la France de l'Outre-mer. Ces terres et ces habitants éloignés de la métropole sont une chance et une richesse pour notre République aux trois océans !
Après la grève générale déclenchée en 2009 en Guadeloupe, l'agressivité du syndicaliste Domota s'est émoussée, des signes de reprises économiques sont à espérer, la France et ses 2,6 millions ultramarins peuvent envisager l'année 2011 avec ambition.
Je profite de ce billet pour rappeler que nos DOM ont actuellement un niveau de chômage supérieur à 20%. Ne serait-il alors pas plus judicieux de favoriser l'accueil en métropole de nos jeunes concitoyens ultramarins sans emploi au lieu de continuer une immigration de plus de 200.000 étrangers par an ?
Le Président Sarkozy a eu raison de faire un discours de vérité en demandant aux ultramarins de participer à l'effort national. J'espère que cet appel à la rigueur partagée sera compris dans la perspective de 2012.